Mon parcours d'astronome amateur
C’est en lisant des revues de science fiction , Cosmos, Sideral et autres, et en regardant la série TV ‘’Au delà du réel ’’ (le générique de fin montrait des objets étonnants nichés quelque part dans l’espace) que j'ai commencé à m'intéresser aux étoiles.sideral
J’ai commencé par faire partie du club de mon lycée en 1973 à Armentières. Nous disposions alors d'une petite lunette 60 et d'un télescope Newton de 210 mm à monture à berceau, avec lequel j'ai  pu commencer à voyager dans le ciel profond. Certains dessins faits à Armentières ont été réalisés avec ce télescope.
Armentieres
Cette année là, j’ai mis pour la première fois l’oeil à l’oculaire et j’ai vu Mars à l’opposition. 
mars
Ensuite, c’est grâce au numéro spécial de Ciel et Espace de 1974 (Comment débuter en astronomie) que j’ai vraiment commencé à arpenter le ciel avec des observations de Jupiter, Saturne et des étoiles doubles.
c et e
J’avais alors un mini ciel et une lunette de 40mm F1200 à 40 francs fournie par
Pierre Bourge, mais j’ai quand même pu voir une dizaine d’étoiles dans les Pléiades et une petite tache floue dans Orion. 
40
J’ai ensuite fait l’acquisition, en 1976, d’une lunette de 60 mm que j’ai encore pour le solaire et un peu de planétaire et dont la qualité était exceptionnelle et qui m’a permis de partir plus loin. Certains dessins présentés sur ce site ont été réalisés avec cette lunette.60
Après une longue période de sommeil, pendant laquelle je me suis consacré à ma famille et au boulot, j’ai repris du service en 1997 en créant un club à Creil, le Club Astro du Moulin à Vent, du nom du quartier où nous avions notre local.
A parir de 2001, j'ai commencé à reprendre le dessin astro. avec les instruments dont nous disposions au club, notamment un télescope 114/900 Newton et un 150/750 Newton.
AMV
En 2002, j' ai fait l'achat d’un télescope, un Vixen Cassegrain diamètre 200mm et  focale 1800mm.
Depuis, je visite régulièrement les objets lointains.
Le plus loin que je sois allé avec ce télescope est à une soixantaine d'années-lumière quelque part dans le Lion.
Je suis allé plus loin, mais pas avec lui, à une dizaine de milliards d’années lumière voir un quasar (PG 1634+706) quelque part entre le Dragon et la Petite Ourse au moyen d’un télescope Obsession de 380mm.
Tel 200
En 2005, pour raison professionnelle, j'ai abandonné l'Oise pour le Pas de Calais.
J' y ai tout de suite retrouvé d'autres mordus au club "L'Etoile Montalbanaise" à Fresne les Montauban. Fin 2009, le club est devenu le "Groupement des Astronomes Amateurs Courriérois" en déménageant à Courrières, toujours dans le Pas de Calais. Le club est très actif et c'est grâce à lui que j'ai pu me déplacer vers d'autes cieux et réaliser de superbes observations.
Etoile montalbanaise
Je n'ai pas oublié pour autant les amis de l'Oise, et nous avons continué à organiser quelques star-party réunissant ch'tis et picards. Rouvroy
Depuis 2001, le nombre d'objets dessinés s'agrandit, lentement car le temps est rarement favorable, mais surement car cela me permet de garder un souvenir de mes observations,  tout en n'ayant ni matériel de pointe ni trop de temps à passer sur l'ordi.
L'achat en 2010, d'un télescope Dobson de 400 mm par le club, me permet maintenant d'aller encore plus loin et de redécouvrir les objets célestes.
Ma passion, c'est le ciel profond, bien que je puisse aussi rester une heure à l'oculaire à regarder les cratères lunaires.
Orion
Les instruments
Telescope 200Mon télescope :
C'est un télescope Cassegrain de marque Vixen sur monture GP.
Son diamètre est de 200 mm et sa focale de 1800 mm.

Sous un beau ciel, loin des lumières, la magnitude limite atteinte est de 13.8. A Vitry en Artois, là où j'observe le plus souvent, il faut enlever une, voire deux magnitudes à ce chiffre.
Le télescope est équipé d'un viseur 6x30 avec lequel je pointe les objets. Il est motorisé en AD uniquement pour le suivi.
oculairesLes accessoires :
5 oculaires dont le plus utilisé est le 17 mm champ de 65°. Avec un champ de 0.6 °  et un grossissement de 106x, c'est l'oculaire idéal pour le ciel profond.
Pour les objets très étendus comme les Pleiades ou la galaxie d'Andromède, j'utilise  l'oculaire de 42 mm. Il offre un champ de 1.7° pour un grossissement de 43x.
J'ai aussi trois autres oculaires de 25mm, de 10mm et de 7 mm, une barlow Televue 2x, deux filtres, un OIII et un UHC.
lunette 60Ma lunette :
J'ai acquis cette lunette en 1976. C'est la Perl Jupiter 60/800. Sa qualité optique est exceptionnelle pour un instrument de cette taille et l'équipement dont elle dispose est  très conséquent. Elle date de l'époque où les instruments (chers il est vrai) étaient encore livrés dans une valise en bois.
De nombreux dessins ont été faits avec cette lunette. Il m'arrive encore assez souvent de la sortir, surtout pour du planétaire et exclusivement pour les observations solaires.
Les sites mentionnés dans les observations
Hulleux
Le site de Hulleux :
Il se trouve au nord de la route reliant Senlis à Crépy en Valois dans l'Oise.
C'est le site d'observation du club de Senlis.
Jusqu'au début des années 2000, la qualité du ciel  y était encore acceptable mais les lumières de Roissy et du péage autoroutier de Chamant l'ont considérablement dégradé.

MaisonVitry en Artois :
C'est chez moi, dans le Pas de Calais.
J'observe depuis mon petit coin de terrain. La pollution lumineuse y est abominable. Impossible d'y voir la Voie lactée, même au zénith, mais je peux y faire un peu d'observation sans avoir à charger le matériel dans la voiture.
Et puis, j'ai toutes les commodités de la maison.
WancourtWancourt :
C'est le ciel d'min gardin !
C'est le jardin de Simon, le président du Groupement des Astronomes Amateurs Courièrois.
Nous sommes dans le village mais on y a encore quelques bons coins de ciel, notamment vers le sud
RAPCraponne sur Arzon :
Je ne présente pas le site des RAP.
J'y vais depuis 2003 et c'est toujours un bonheur de s'y retrouver.
C'est aussi un des seuls endroits où j'ai pu observer correctement des galaxies.

M 51 dans un 800 !!!!!
RouvroyRouvroy les Merles :
Au coeur de la Picardie, entre Breteuil et Montdidier, c'est dans la cour du lycée agricole de Rouvroy que nous nous donnions quelquefois rendez-vous pour des "Nuits noires".
Le site était très beau, comme on le voit sur ce filé d'étoiles réalisé par Simon et on pouvait dormir sur place. Le lycée est aujourd'hui fermé. 
CharensCharens :
Un coin perdu près de Luc en Diois dans la Drôme à quelques kilomètres du site de Valdrôme.
Le ciel y est encore pur. J'y ai fait mes meilleures observations de galaxies.
GrevillersGrévillers :
Sur le site d'une ancienne base aérienne près de Bapaume, Simon a découvert ce site encore un peu protégé des lumières.
On peut y voir le triangle de Pickering dans un 250, c'est donc un bon site. On peut y garer les voitures et s'installer sans danger. C'est là qu'on se retrouve avec les astronomes de Lille et d'ailleurs.
Radinghem

Radinghem :

C'est le 09 janvier 2010 que nous organisions la première Nuit Noire du Pas de calais au Lycée agricole de Radinghem, près de Fruges à 25 km de la Côte d'Opale.
Le site offre un des meilleurs ciels du Pas de Calais et la possibilité de dormir sur place. 2014 aura vu 40 participants aux 16eme et 17eme Nuits Noires qui deviennent un rendez-vous incontournable.

collancelleLa Collancelle :
Un petit village dans la Nièvre où les loisirs sont la promenade et la pêche, où le ciel est encore d'encre. Avec d'autres astronomes, nous y avons parcouru des millions d'années-lumière et pêché des milliards d'étoiles.
Jonckeere
L'observatoire de Lille :
Grace à l'Association des amis de l'observatoire, aussi appelée Association Jonckheere, du nom du premier possesseur de l'instrument, la superbe lunette plus que centenaire peut encore voir le ciel.
Cet instrument de 320 mm de diamètre pour une focale de 6m nous permet régulièrement d'observer planètes, cratères lunaires, étoiles doubles et nébuleuses planétaires.
StveranL'observatoire Astro Queyras :
Prés de la commune de St Véran sur le pic de Château-Renard à près de 3000 m d'altitude, le site est extraordinaire. L'observation dans le télescope de 620 mm coupe le souffle.
Le dessin, le matériel et la méthode
materiel dessin
Le matériel :
Voilà le matériel dont je dispose pour le dessin.
Une frontale rouge, un siège, une planche, des feuilles blanches et un crayon HB.
Une gagoule ou un bonnet, des mitaines et une plaque de mousse pour les genoux complètent l'équipement.
observationL'acquisition à l'oculaire :
Il faut que ce soit confortable. Une observation, c'est long.
C'est en observant longtemps l'objet, en le détaillant qu'on surprend les faibles détails. Je passe environ 20 secondes pour m'assurer de la position d'une étoile. Je note ainsi environ 150 étoiles en 1 heure.
Un objet nébuleux est plus long encore, il faut revenir souvent à l'oculaire pour s'assurer de l'existence et de l'aspect d'un détail.
GouacheLe traitement du dessin
Mon matériel se compose d'un tube de gouache blanche, d'une aiguille, d'un pinceau fin, d'un crayon pastel blanc et de coton tiges.
Je pose le dessin brut sur une feuille Canson noire et je pique avec l'aiguille sur les étoiles. Cela évite d'introduire une erreur dans le report du dessin.
Ensuite, je dépose dans chaque petit trou un peu de gouache blanche avec l'aiguille en appuyant plus ou moins fort pour faire une étoile plus ou moins grosse.
Pour les nébuleuses, j'utilise le crayon que j'estompe avec le coton tige.


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